dimanche 1 mai 2011

Déjà vu... différé

Bon, puisqu'Archo ouvre un trouzième blog, je dépoussière un peu le mien, avant qu'il ne tombe en miettes !

Ces derniers mois, j'ai plusieurs fois ressenti quelque chose de similaire à un déjà-vu, à ceci près que la sensation a lieu non pas sur le moment, mais après coup, en repensant à ce souvenir (ça semble à priori logique puisque pour le coup, on l'a vraiment vécu, alors quoi de plus normal !).
Ça paraît un peu loufoque, mais si vous avez eu un déjà vu, vous pouvez comprendre de quoi je parle : c'est une sensation très particulière, et difficilement descriptible, or c'est bien ça que je ressens, très brièvement.

Plusieurs théories existent sur les déjà vus, avec trois prédominantes (qu'on retrouve évidemment sur Wikipédia).
Une première, scientifique, suppose que le cerveau arrête très brièvement de stocker de nouveaux souvenirs, ce qui fait qu'on a enregistré une information partielle avec une notion temporelle imprécise du fait de ce petit "raté" : elle nous semble du coup ancienne. Cela entre en résonance avec l'instant présent, même expérience, que l'on vit.
La seconde est psychologique, et se base sur la reconnaissance d'une situation similaire déjà vécue par le passé, ou sur des expériences oubliées ou refoulées, avec pour effet une légère confusion.
La dernière théorie est évidemment religieuse, et porte sur la reconnaissance d'événements vécus au sein de vies antérieures.

Étrangement - pour moi en tout cas, l'idée qui me paraît la plus "juste" est la troisième. Je n'ai pas de croyance particulière sur la réincarnation ou les cycles de vie, mais...
Ben ce que je ressens, c'est un peu comme une espèce de déclic qui semble dire "Ok, ca y est, c'est fait" avec un sentiment de redécouverte. Un peu comme devant un puzzle qu'on a déjà fait, mais sans se rappeler ce que représentait le motif. Parfois, une pièce trouve sa place dans le cadre un peu par hasard, et là on se rappelle : "ah oui, c'est vrai, elle allait là". On n'a toujours pas idée de la finalité - tout comme dans la vie - mais on sait que cette pièce est à sa place... peut-être parce qu'on l'a su, un jour.
Cette idée vient de se relier dans ma tête de façon assez amusante au mythe de l'empreinte de l'ange: un ange pose son doigt sur les lèvres du nouveau né pour calmer ses pleurs : ce faisant, ce dernier oublierait alors toute la connaissance - dont il dispose supposément avant la naissance.

Je dois dire que c'est plutôt rare pour moi de faire référence à ce type d'idées (je n'ai pas de croyances particulières), mais en tout cas, sans en faire mes convictions, j'y trouve un écho en moi.

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Le Pendu