mercredi 22 décembre 2010

La modération

Olivier Magny : Dessine-moi un parisien

Si les qualités étaient des maladies, la modération serait la peste parisienne.
A Paris, pas de styles londoniens, de décadence façon Las Vegas, de corps cariocas... Au frisson du bout du chemin, le Parisien préfère le confort du gris cocon.

L'excès est vulgaire. Le Parisien ne s'aventurera pas en ces terrains incertains. Il n'essaiera pas. A quoi bon essayer lorsque l'on connait déjà ? Le Parisien ne va jamais jusqu'au bout. Il ne commande jamais cette seconde bouteille. Grossier. Il trouvera plus de satisfaction a observer les choses qu'à les vivre. Distance chérie. La distance est la meilleure amie du Parisien : sa ceinture de sécurité entre lui et sa propre vie, son rempart.

Le fléau s'est emparé de Paris. La modération, de vague compagnon, est devenue inspiration de chaque décision. De la plus insignifiante a la plus décisive. Toute une vie gouvernée par la peur. Ne pas faire de vagues. Rentrer dans le lot.
D'aucuns pourraient penser que la modération est une forme de préservation d'un bonheur existant. Cela n'a pas cours a Paris - pour la simple raison qu'aucun Parisien n'oserait se penser heureux. Le Parisien préserve ce qu'il a - même si ce qu'il a ne le satisfait pas. Il ne vise jamais bien haut - ou bien fort : il est prudent. L'excès demande de s'oublier un instant. Il y a de la générosité dans l'excès. S'oublier pour rencontrer l'autre. Le Parisien ne soupçonne plus guère qu'il existe un monde entre la modération et l'excès. Un monde qui fait la part belle a l'inconnu et la nouveauté. Le Parisien est bien content de ne pas avoir a "gérer" cela. Il sait trop bien qu'en dehors de la modération, le monde n'est qu'outrage et vacuité.

Le Parisien est trop sage. Celui qui s'amuse pour de vrai est, pour le Parisien, nécessairement dans l'excès. S'amuser devra donc être évité. S'amuser pour de vrai est dangereux. S'amuser pour de faux suffit bien. Cette approche pathologique de la réalité a contaminé pan par pan tous les champs de la vie sociale parisienne. De la politique a l'art, des discussions aux looks : la modération s'est emparée des esprits, des âmes et des garde-robes.
Paris est devenue une ville tiède, peuplée de gens tièdes.

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lundi 25 octobre 2010

Ma poule

Ma poule, tout le monde la connaît. On a tous un ou deux "ma poule" qui traîne, que ce soit autour de nous ou au fond d'un placard... Ma poule et moi, c'est une grande histoire d'amo... d'amitié, d'amitié (-> sa femme va me tuer !). Et puis aucune fesse n'a été maltraitée avant ni pendant l'écriture de ce post, alors on va en rester à l'amitié de toute façon ! (Berk).

Constat de la semaine : un meilleur ami, on a beau dire, quand il n'est pas là, il y a comme un je-ne-sais-quoi qui manque, certaines choses ont moins de saveur. On a beau avoir chacun nos vies respectives, plus ou moins bien remplies selon les périodes - comme tout un chacun - il y a toujours cette petite présence en tâche de fond, prête à recevoir et à partager.
Quand je viens de voir une vidéo qui m'a fait marrer, je l'envoie à ma poule. Je sors du ciné, le cerveau retourné par un film qui vient de me transcender, je le "recommande" à ma poule (si on peut appeler "OH PUTAIN DE SA MAMAN JE VIENS D'EN FOUTRE PARTOUT" une recommandation... XD). Idem pour une bande annonce, un article, un bouquin, une série, un décolleté... (Ne t'en fais pas, femme-de-ma-poule, je n'envoie pas de photo, ça risquerait de le choquer tu sais bien).
Et la réciproque est vraie. Oui-oui, pour les décolletés aussi. (Haha..Haha.. Pose ce bord-de-falaise... Làà... lààà...)

Bref, tout ça pour dire : "Putain, j'aurais pas cru, mais tu me manques."

... ... ...On se fait une partie de billard ? XD

jeudi 14 octobre 2010

The social network

Je sors à l'instant du ciné... Le commentaire qui me vient à l'esprit est : intéressant. En plus de ça, je trouve que le film est vraiment inspirant. D'autres mots que je "ressens" : Ambition. Rêve. Génie.... Connard.

Ce film n'est pas le premier et ne sera pas le dernier à mettre en exergue la vicissitude de notre société capitaliste... Une idée, révolutionnaire ou non, est innocente, c'est sa mise en pratique et les moyens qu'on est prêt à mettre en œuvre pour la réaliser qui nous définissent. Et il est tellement aisé de se perdre...

The social network fait de nombreux clins d'oeil, ce que j'ai beaucoup apprécié. Il est aussi par moment très très geek... Surtout le début du film, qui est vraiment indigeste, même pour moi; j'imagine que c'est supposé impressionner le public et accentuer le côté "génie" du personnage.

Bref, faites-vous votre idée par vous-même, je le recommande vraiment. Et il m'a donné envie de lire le bouquin.

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dimanche 10 octobre 2010

A live... Alive ?

Alive... Oui, je suis toujours vivant ! \o/

A live... Car ce soir, pour la première fois depuis au moins deux ans, je suis allé à un concert. De métal, qui plus est. Et dieu que c'était bon ! Ca se passait donc au Bataclan, de 19h à 23h, avec :

* En première partie Wysdom, un groupe que je ne connaissais pas. La chanteuse est celle de Xandria, je ne sais pas si c'était une guest ou non, mais mis à part des réglages sonores moyens, c'était plutôt sympa ! A creuser.

* En seconde partie, Markize, un groupe de métal français que je suis depuis plusieurs années maintenant, et que je ne peux que recommander avec insistance ! Leurs efforts constants et la récente tournée européenne avec Tarja Turunen sont autant de pas vers le succès, qu'ils méritent. Ce soir, moi qui ne les ai pas vus depuis presque un an, j'ai pu à nouveau constater à quel point ils sont à leur place sur cette scène. Le groupe prometteur n'est plus seulement prometteur : ils sont simplement bons, et reconnus comme tels. C'était génial, j'attends vraiment le nouvel album, mars c'est trop loin !

* En plat principal : Tarja Turunen. L'ex-chanteuse de Nightwish, avec sa voix de diva... accompagnée par un groupe exceptionnel. Et le batteur, Mike Terrana est... comment dire... "Une force brute", comme disait un mec derrière moi. Il a scotché la salle pendant son solo. Mais quand je dis scotché, c'est SCOTCHE. Une grosse baffe d'incrédulité... Un monstre. Très bonne performance ce soir.

Alive. Ce soir j'ai ressenti plusieurs choses que j'avais oubliées... Comment peut-on oublier ça, oublier d'être vivant ?

Cette euphorie qu'on ressent au sein de la foule, lorsqu'on ne fait plus qu'un avec elle... Plus qu'un avec la musique... Lorsque les basses nous martèlent la poitrine, indissociables de nos battements de coeur... Que le flot d'énergie du public nous emporte, en rythme, et que l'on se laisse couler, ailleurs... En transe. Il n'y a pas d'autre mot.

Il y a aussi ces instants, qui durent le temps d'un frisson, purs moments d'émotion, où les larmes montent aux yeux. On oublie parfois que la musique, que ce soit via les notes ou dans les paroles, exprime énormément de choses, d'idées, d'émotions... Et par moment, les barrières que l'on s'érige inconsciemment s'ouvrent sans prévenir : d'un coup, ce torrent d'émotion se déverse en nous, nous électrise. C'est l'extase.

Ce soir j'ai ressenti tout ça. Plusieurs fois.
Et putain ça fait du bien !

mardi 6 avril 2010

Les classiques vus par Roger

Je viens de lire un article assez sympa que j'ai trouvé via Twitter. Le sujet : les revues (commentaires) de livres sur Amazon.com, et - c'est à ce moment que ça commence à devenir bien drôle - particulièrement les revues négatives de grands classiques !

Bon, avec ma culture générale de moineau, je n'ai pu comparer ma vision qu'avec celle d'une personne qui n'a visiblement pas été très emballée par "1984" de Georges Orwell... Mais si j'écris ce post, c'est parce que l'article mentionne une perle qui mérite de se voir décerner une médaille de l'ironie : une critique de la bible - au moins, je n'ai pas vraiment besoin de l'avoir lue pour la comprendre !

Je cite :

"Man, this book is boring. All this weird stuff happens and it's harder to get into than Lord of the Rings. And what's up with the red writing and the LORD says stuff. All caps = rude, peter paul and mark, whoever the heck you are. And this is just badly written. James Patterson could do better. These apostles need to get a clue and hire a ghost writer. Even Miley Cyrus's manager was smart enough to do that. Jesus Christ! Jesus Christ, indeed."

Pour mes pauvres lecteurs qui ne comprennent pas l'anglais (Là... Là... tout va bien), voici une traduction approximative :

"Purée, ce livre est chiant. Il y a tous ces trucs bizarres qui se produisent, et puis c'est plus dur de se plonger dedans que dans le Seigneur des Anneaux. Et c'est quoi le problème avec toutes ces écritures en rouge, et ces "DIEU dit" ? Les majuscules, c'est juste impoli, Pierre, Paul et Marc, qui que vous soyez. Et puis c'est tout simplement mal écrit. James Patterson pourrait faire mieux. Ces apôtres auraient bien besoin d'un coup de main et devraient embaucher un nègre. Même le manager de Miley Cyris était assez intelligent pour le faire... Jesus Christ! Jesus Christ, effectivement."

(nt : "Jesus Christ!", c'est un juron, d'où l'ironie sur la dernière phrase)

Pour lire l'article intégral, c'est ici.

vendredi 2 avril 2010

Robots

Je reviens de chez mon frère, qui m'a montré quelque chose de vraiment fendard ! Bon, c'est un humour principalement destiné à une population, disons "orientée scientifique", dans un sens extrêmement large (informaticiens, lecteurs de science-fiction, physiciens, etc) mais je pense que tout le monde peut apprécier !

Amis du web, ouvrez-donc une page de votre navigateur préféré (il s'agit évidemment de Firefox, quelle question !), ou plutôt un nouvel onglet - puisque vous êtes en train de me lire - et saisissez dans la barre d'adresse : "about:robots".

Surprise ! Une petite blague des développeurs, qui commencent par nous énoncer la première Loi de la Robotique (cf Aasimov... l'ironie étant que je lis actuellement une de ses oeuvres, "Fondation" !), et partent carrément en freestyle sur la suite !

Pour ceux d'entre vous qui n'auraient pas Firefox, voici la page en question :



Et surtout, n'oubliez pas : ils ont un plan !

Chez moi, ça sent... chez moi.

Avez-vous déjà remarqué comme chaque habitation a sa propre odeur caractéristique ? Quand on rentre chez soi, on sait immédiatement que c'est ici notre "nid".

Toutes les petites odeurs de la maison, celle du linge sur l'étendoir (et donc de la lessive), ou pour certains l'odeur de bougies parfumées, d'encens, des produits ménagers, pour d'autres de la cigarette (ou d'autres substances naturelles !). Tout ceci s'imprègne dans votre chez vous, les meubles, les tissus, et contribue à vous créer un environnement olfactif familier.

Par exemple, quand je rentre chez moi, je prends toujours un petit plaisir à respirer cette première bouffée d'air qui me rappelle que la vaisselle n'est pas faite depuis deux semaines, que les sacs poubelles s'entassent dans l'entrée, que le bac à linge sale est plein, et que les chiottes n'ont pas été nettoyés depuis des mois ! Comme c'est bon d'être à la maison !

... (Maman, si tu lis ces lignes, je plaisante, évidemment).

Enfin bref, c'était juste une réflexion un peu sortie de nulle part. Comme d'hab ^^

Le Pendu